Santa Teresa, ou l’alchimie de la solera

Leader du rhum au Venezuela, l’Hacienda Santa Teresa est une entreprise appartenant à la même famille depuis 1885. Située dans la vallée d’Aragua, les conditions sont bien sûr propices à la culture de la canne mais c’est surtout un long savoir-faire constitué pendant plus d’un siècle qui a permis à la distillerie d’atteindre, avec son 1796 Ron Antiguo de Solera, un niveau de finesse alors quasiment inégalé, «la mélasse sublimée», selon Alexandre Vingtier dans son livre 120 Rhums.

Santa Teresa Ron

Quel est l’ingrédient indispensable pour élaborer un grand rhum ? Le temps, répondrait-on sans doute chez Santa Teresa, tant ce facteur semble ici primordial, symbolisé par le recours à la solera qui en demande beaucoup, beaucoup…

Cette méthode de vieillissement est originaire d’Espagne où elle a fait ses preuves depuis très longtemps pour donner toute leur complexité aux vins de Xérès. Mais elle repose sur le vin, et non sur l’eau-de-vie, et pratiquement aucun distillateur, qu’il soit écossais, irlandais, charentais ou autre, ne l’a réellement mis en œuvre.

Car il a fallu un certain culot aux descendants de Gustavo Vollmer Ribas pour y recourir. Il fut le propriétaire de l’hacienda depuis 1885 et s’est lancé dans la distillation à partir de 1896. La marque Santa Teresa, déposée dès 1909, est d’ailleurs la plus ancienne du Venezuela en matière de rhum. 

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