Julien Escot : «Prendre du recul sur le métier du bar»

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Tremblement de terre en 2016, quand on apprenait que Julien Escot vendait le Papa Doble, son temple montpelliérain. Mais pour quoi faire ?

Julien Escot

Cyrille Hugon : Alors Julien que deviens-tu depuis la vente du Papa Doble?
Julien Escot : J’ai consacré les premiers mois à faire la transition avec le nouveau propriétaire et traiter les procédures administratives qui accompagnent la vente (et ce n’est pas fini).

Je continue mes missions de conseil auprès d’Havana Club 7, nous avons fait une tournée de masterclasses et guest bartending dans plusieurs villes de France. Je travaille aussi avec d’autres marques sur des créations de recettes ou sur de l’image.

J’accompagne également un créateur d’entreprise pour qui je construis l’offre cocktails et spiritueux. Je ne cherche pas forcément à développer ces activités mais quand il y a un bon projet ou de belles rencontres, pourquoi pas.

CH : Peux-tu enfin te consacrer à ton autre passion, la photo ?
JE : Je continue mon projet photographique sur Cuba. C’est enrichissant de développer sa créativité dans un domaine différent de celui que l’on pratique professionnellement depuis des années. J’espère pouvoir concrétiser ce travail et le partager sous forme d’expositions ou de livres un jour.

Je ne souhaite pas faire de la photo une activité professionnelle. Même si je le fais avec autant d’implication que pour le bar à mes débuts, je ne souhaite travailler que sur le développement de mes propres idées. Vous pouvez suivre mon travail sur www.fineartdiary.com.

CH : Quels sont tes projets à court et moyen termes ?
JE : A court terme, je n’en ai pas. Je prends du recul, je regarde un peu de loin comment ce métier évolue, cela a été tellement rapide ces dernières années. J’ai vraiment besoin de réfléchir à ce que je veux pour la suite, que ce soit d’un point de vue personnel ou professionnel.

Bon je travaille secrètement sur quelque chose que je pense développer depuis des années mais si je le dis ce ne sera plus un secret. Et puis il y a toujours le bar Bâton Rouge à Paris, même si je n’y suis pas au quotidien. A moyen terme je pense que je vais entreprendre à nouveau pour créer un ou des nouveaux lieux.

Les inspirations ne manquent pas mais j’ai besoin de prendre mon temps et de laisser mûrir les idées.

CH : Qu’est-ce qui te manque depuis ton départ ?
JE : Très honnêtement, pas grand chose. Peut-être le quotidien avec mon équipe et le plaisir de blaguer avec mes clients habitués. J’ai vendu Papa Doble parce que j’étais parvenu à mes objectifs. Durant ma carrière, à chaque fois que j’ai passé un pallier c’est parce que j’ai eu le courage de créer une rupture avec le confort du quotidien.

Au bout d’un certain temps une lassitude s’installe aussi, c’est signe qu’il faut passer à autre chose. Ce métier, qui n’était pas une vocation, m’a tout apporté. Les barmen sont des gens généreux et très humains sinon ils ne pourraient pas faire ce métier. Je suis fier d’appartenir à cette communauté et d’y apporter ma pierre. Je pense que ce sera positif de faire un grand break pour revenir avec de l’envie et de la fraîcheur.

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn
Pas encore de commentaires

Comments are closed

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
X
preloader