Rencontre avec Michael Landart : à toutes les écoles du rhum

Photo Mickael

Mon premier contact avec la cachaça a eu lieu au Brésil,
un vrai coup de cœur !

Père cambodgien et mère basque, métissage haut en couleur pour Michael Landart, propriétaire du Maria Loca, qui a posé ses shakers à Paris en 2011 après un long périple aux quatre coins du monde en quête de saveurs distillées et d’un savoir-faire cocktails. Son premier contact avec le liquide ? A Tours, sa ville d’étudiant au bar d’un tex-mex en 2001, pour devenir ensuite chef de rang dans un château de la Loire. Mais c’est au Luxembourg entre 2003 et 2006 qu’il se familiarise aux bases de la mixologie et crèe ses premières cartes de cocktails et surtout, s’initie au rhum. Puis direction pour trois ans Londres, o. il apprivoise sa culture cocktail, ses techniques et ses spiritueux. D’abord au restaurant français le Coq d’Argent avec la rencontre de ses futurs associés et au Mint Leaf, spot indien, o. il twiste des classiques avant de superviser La Favela Chic. Sa soif de connaissance et d’évasion ne s’arrête pas là. Michael s’envole une année vers l’Australie pour appréhender une autre vision anglo-saxonne du bar à Sydney et à Byron Bay. Dernière pause, en solo : Nouvelle-Zélande, Argentine, Uruguay et Brésil, avant de rentrer en France. On le retrouve vite à la tête du Petit Club de la Favela Chic de Paris et derrière le bar de l’Experimental Cocktail Club, découvrant ainsi la scène cocktail parisienne alors naissante. Il ouvre enfin le Maria Loca, un bar dédié à la canne à sucre en juin 2012 La consécration : la victoire en 2013 de la finale française du Diplomatico World Tournament avec son cocktail Hecho con gracia.

Laurence Marot : Le métier de barman était-il une vocation à la base pour toi ?
Michael Landart : Non pas vraiment. J’assimilais le métier de barman à celui d’un saltimbanque. Il n’y a pas de barman dans ma famille.

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