À l’aube de sa 15ᵉ édition, le Rhum Fest Paris confirme son succès et son rôle central dans l’univers des spiritueux. Entre confort de dégustation renforcé, montée en gamme de l’espace VIP, ouverture aux eaux-de-vie d’Agave et volonté de remettre la pédagogie au cœur de l’événement, 2026 s’annonce comme une édition à la fois festive, exigeante et tournée vers l’avenir. Rencontre avec Cyrille Hugon.

Comment se présente cette nouvelle édition ?
Admirablement bien. On est notamment impressionné par l’engouement du public qui ne se dément pas après presque 15 ans de Rhum Fest Paris. Nous n’avons jamais vendu autant de billets à date que cette année et ce malgré une augmentation substantielle du prix du billet.
Quelles sont les nouveautés de cette année 2026 ?
La première nouveauté c’est qu’on va réduire le nombre de visiteurs des deux journées publiques (samedi et dimanche) pour retrouver un vrai confort de dégustation. On l’a vu l’année dernière, le Rhum Fest Paris est parfois victime de son succès…
Ensuite, l’Espace VIP va continuer à monter gentiment en qualité, qualité d’accueil et de service tout d’abord et bien sûr qualité de l’expérience, avec d’avantage animations et la multiplication des points de rencontre avec les producteurs.
Si ceux-ci jouent le jeu, le thème de cette année (« le choix des maîtres de chai ») devrait nous réserver de belles découvertes et de belles rencontres
Quel est le thème de cette année et pourquoi ce choix ?
On a choisi le Carnaval comme thème pour l’édition 2026. Pourquoi ce thème ? Peut-être le besoin d’insuffler un peu de bonne humeur dans un moment de partage.
L’époque qu’on vit est tendu et faite de méfiance et de replis sur soi. Dans cette ambiance, la symbolique du Carnaval a toute sa place. Tous égaux devant la musique, le sourire et les couleurs d’un carnaval.
Combien de marques (et de pays) présentes cette année ?
Difficile à dire à cette date mais on est légèrement en dessous des standards habituels. Je dirais une centaine de marques pour une quarantaine de pays.
Mais pas d’inquiétude à avoir, il y aura du rhum au Parc Floral et, grande nouveauté, cette année nous avons choisi de nous ouvrir aux eaux de vie d’Agave.

Quelles animations ?
On continue dans la veine de ce qui a bien fonctionné les années précédentes avec de nombreuses Masterclasses dont le nombre est doublé le lundi (jour pro) et auxquelles on a adjoint deux Tables Rondes (débats thématiques sur scène avec de spécialistes) en partenariat avec … Rumporter.
Les visiteurs de l’Espace VIP auront le plaisir de retrouver Christian de Montaguère pour une expériences de pairing rhum et chocolats avec les chocolats Lauzéa.
Notre idée étant de remettre la pédagogie au cœur de l’évènement, nous allons également travailler sur des parcours découvertes avec notre ami Laurent Cuvier.
Avez-vous des surprises ou des territoires (ou régions) mis particulièrement à l’honneur cette année ?
La force du Rhum Fest Paris réside dans l’incroyable diversité des origines représentées. Une petite pensée pour les Canaries dont l’unique représentant de ce rhum, agricole car européen, rappelons-le, nous fait le plaisir de revenir cette année. Mais la vraie découverte, cette année, seront les eaux de vie d’Agave, du Mexique et du Venezuela principalement.

Comment les visiteurs peuvent-ils optimiser leur expérience ?
Tout d’abord en pensant à bien s’hydrater et utiliser les crachoirs mis à disposition. L’expérience Rhum Fest Paris est bien meilleure si on se souvient de tout son parcours.
Ensuite, je pense qu’il peut être utile de bien préparer son salon pour éviter de se disperser, choisir ses thèmes d’avance, travailler ses sujets, prendre des notes. Mais j’ai envie de vous dire que ça va dépendre du niveau de connaissance de chacun.
Le parcours découvertes et les masterclasses sont d’excellents moyens d’enrichir sa connaissance et de donner du sens à son voyage parmi les allées du salon. Car comme le dit souvent Alexandre Gabriel, le plaisir augmente avec la connaissance.
Un mot sur les Rhum Fest Awards ?
On est très fiers d’avoir su redonner vie à ce concours en 2025 et de continuer à en améliorer l’organisation. Pour avoir un peu étudié la question, on a, grâce notamment à son coordinateur Marc Battais, un concours riche par le nombre de rhums présentés chaque année et surtout ultra rigoureux.
Cette année, on va innover dans la présentation des résultats mais comme c’est un dossier qui est toujours en chantier, je préfère ne pas trop m’avancer.

Quelles grandes tendances du monde du rhum observez-vous cette année ?
Après les folles vingt dernières années qui ont vu la catégorie exploser de créativité, d’innovations et d’expériences en tous genres et d’inflation des prix, on va vers une période de consolidation et de retour vers des prix plus abordables.
Le Rhum n’a pas été épargné par l’inflation et certaines cuvées sont devenues inabordables pour des consommateurs devenus plus frileux. Ce mouvement vers le haut de gamme a eu beaucoup de vertus pour l’ensemble de la filière car elle a permis des investissements importants que ce soit par la création de nouvelles distilleries, la rénovation voire la création de parcs de fûts structurés et parfois originaux, le recrutement de personnes de plus en plus pointues à tous les niveaux et l’émergence d’une vraie culture rhum. Donc, nous n’avons pas d’inquiétude à long tem
Quel message aimeriez-vous adresser aux visiteurs et aux exposants cette année ?
Les temps sont durs, gardez le sourire mais dans la modération.
Informations pratiques :
Du samedi 18 avril au lundi 20 avril (le lundi est réservé aux professionnels)
Parc Floral de Paris – Route de la Pyramide – Bois de Vincennes Entrée par le Pavillon des Cèdres
