Le rhum Reimonenq entame sa mue à son tour

Nouvelle gamme de rhum Reimonenq

Le mythique rhum Reimonenq fête ses 100 ans cette année. Tenue d’une main de maître par Leopold Reimonenq depuis plus d’un demi siècle, malgré les incendies, cyclones et autres crises qui ont tenté de mettre à mal la pérennité du domaine familial créé par son père et son oncle, la distillerie part à la conquête d’un nouveau siècle.

Les rhums de Reimonenq sont aisément reconnaissables par les amateurs pour leur exubérance et leur équilibre subtile, équilibre que Leopold, infatigable inventeur, attribue à l’installation d’un échangeur thermique, de sa conception, sur la colonne à distiller qui lui permet un contrôle minutieux des températures de chauffe. Plus reconnue que connue, la distillerie dispose d’un impressionnant stock de fûts hébergés sur des hauteurs vertigineuses au sein du Musée du Rhum, fondé en 1990 par Leopold pour diversifier les sources de revenu (une constance dans le rhum depuis des siècles et sûrement une des clés de la survie des distilleries qui sont parvenues jusqu’à nous). Ces fûts, Reimonenq a jalousement veillé dessus pendant des décennies et constituent un véritable trésor. Je suis bien placé pour le savoir pour avoir vainement essayé d’en acheter dans les années 2008-2009 pour le compte de la maison Dugas (NDLR : Fabio Rossi des rhums Nation aura été plus convaincant ayant mis en bouteille un 2009 et un 2004 en 2014). Et Reimonenq qui, à l’instar de certains de ses confrères guadeloupéens, a longtemps résisté à l’appel des sirènes du packaging moderne, semble vouloir désormais profiter de l’emballement de notre marché et sa quête de la qualité pour revoir l’image de ses rhums.

Leopold Reimonenq tient la barre de la distillerie depuis près de 60 ans. © A. Vingtier
Leopold tient la barre de la distillerie depuis près de 60 ans. © A. Vingtier

Cette année Reimonenq mettra donc en avant quatre nouveautés qui seront révélées au fil des mois. Tout d’abord un rhum vieux Première Cuvée de trois ans d’âge, une cuvée hors d’âge intitulée Grande Réserve (7 ans) et une Cuvée Prestige mise en fût pendant neuf longues années. A cela s’ajoute une nouvelle cuvée « JR », distillée selon un procédé unique, vieilli en fût de bourbon et descendant directement de la gamme JR on the Rocks parue pour la première fois en 2009 et se rapprochant d’un bourbon, d’ailleurs on peut lire sur les bouteilles destinées au marché local la mention « ouiski an nou » qu’il n’est pas besoin de traduire. C’est l’occasion ici d’un autre clin d’oeil au packaging puisque ce fameux JR (goûté ici par Rumporter dans sa version 2014) quasiment méconnu en France est un peu le pendant guadeloupéen et certainement un précurseur face au successful Black Sheriff des rhums HSE, bien qu’on ne puisse établir de lien de parenté entre les deux.

Reimonenq première cuvée
70 cl – 40° (PVC : 39,90 €)

Reimonenq Grande Réserve vieilli 7 ans
70 cl – 40° (PVC : 64,90€)

Reimonenq Cuvée Prestige 9 ans
70 cl – 40° (PVC : 79,90€)

Reimonenq JR Cuvée Spéciale
70 cl – 40° (PVC : 39,90€)

Chez les cavistes via Maxisec

Retrouvez le portrait de la distillerie Reimonenq dans le numéro Hors Série Route du rhum de novembre 2014 (exclusivité abonnés)

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