Rhum & Plume – Accord Majeur : Rencontre avec Miguel Bonnefoy

Deux unités distinctes peuvent-elles être rapprochées jusqu’en ne plus faire qu’une ? Et le projet, sous couleur de la langue, d’un pont entre la France et l’équateur serait-il autre chose qu’un songe au destin de rêverie ? Les éléments d’une division se pourraient-ils additionner ? C’est à cet en tout cas rapprochement de l’écart que s’efforce, agenceur de passerelles par-dessus l’intervalle, un écrivain nouveau venant aussitôt remarqué.

Miguel Bonnefoy

L’œuvre de Miguel BONNEFOY, auteur pourtant hispanophone, est contre toute attente rédigée en français.

L’une de ses nouvelles publiées en France, Icare (2013), lui a d’ailleurs valu de recevoir le prix du jeune écrivain de langue française dans la catégorie « auteurs francophones » où le Venezuela, pays non francophone, n’avait auparavant jamais concouru.

Car né de parents sud-américains — à Paris, où ceux-ci ont un temps résidé —, il a avec sa famille suivi sa mère diplomate au gré des affectations de celle-ci.

Et sa scolarité, aux différentes étapes de ce parcours, a systématiquement été poursuivie dans des lycées français, lui permettant d’acquérir une parfaite maîtrise de cette langue.
Il a donc appris l’espagnol dans un cadre courant et quotidien, et le français dans celui d’un enseignement institutionnel, via principalement la haute littérature.

Le français est ainsi devenu pour lui une langue d’art, celle de la littérature et des professeurs, une langue sur piédestal impliquant la réserve et incitant à l’exigence. D’où le choix de l’auteur de la consacrer à son œuvre, où il se sert de « la musique de Racine pour parler du cri d’un perroquet ».


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Manière pour l’auteur, en reliant dans un même projet littéraire deux conti-nents, de conjoindre deux parties essentielles de lui-même et de son histoire. Mais ce n’est pas de cette œuvre la seule particularité.

L’ŒUVRE

Dans les deux romans qui ont fait sa réputation (Le Voyage d’Octavio, 2015 et Sucre noir, 2017), Miguel BONNEFOY ausculte le Venezuela dont il est originaire, non sur un plan ouvertement social ou politique, mais d’une manière métaphorique.

Le Voyage d’Octavio, particulièrement, est une ode à son pays ; et nous en fait découvrir les différentes strates, lesquelles viennent s’agréger autour du parcours du héros.
Celui-ci, analphabète chez qui les mots chancellent, fait l’apprentissage par une prénommée Venezuela de l’écriture d’abord, puis de la littérature ; avant, contraint de quitter Venezuela et le paradis de ses bras, d’aller parcourir le pays, découvrant une contrée bien plus étrange et diverse qu’il ne se l’était imaginé.

Les rencontres qu’il y fait participent aussi bien du réel que du surréel, lesquelles lui font prendre conscience des différents aspects d’un riche héritage culturel depuis trop longtemps négligé — pour le malheur d’un aujourd’hui aux espérances brisées.

Au terme de son périple il retrouvera, sous la forme d’une statue de bois qu’il s’emploiera à restaurer, le symbole de cette force collective qui demande à être réanimée — symbole que, bien malgré lui et par sortilège, Octavio deviendra à son tour.

EXTRAIT : Octavio n’avait jamais connu des mots autre chose que leur onde effacée, l’habitude qu’ils disparaissent aussitôt […]. Mais il découvrait à présent qu’il pouvait en conserver la trace.

Il pensa que la littérature […] devait tenir la plume comme une épée […] dans une lutte obstinée pour défendre le droit de nommer.

La littérature devait aussi représenter ceux qui ne la lisent pas, pour exister comme l’air et comme l’eau (pp. 57-59).

Cette histoire d’un homme qui s’éprend de la littérature et — parcourant ensuite son pays d’origine pour y découvrir une culture aussi riche qu’ignorée — devient le symbole du rappel qui doit en être fait à un siècle désormais sans croyance, pourrait-elle être un portrait de l’auteur et de l’emploi qu’il songe pour son œuvre à venir ?

Ce questionnement, sans y trouver de réponse sûre, fait cependant le constat d’un prolongement dans Sucre noir.

Henry Morgan — célèbre pirate dont le navire s’est naufragé non pas au milieu de l’océan mais au sommet d’un arbre au milieu d’une forêt tropicale, pour ensuite s’effondrer de branches en branches — a laissé en ce lieu un trésor dont 300 ans plus tard quelques-uns sont en quête.

L’un d’eux s’appelle Severo Bracamonte, qui se fait héberger par un couple dont la propriété se trouve à proximité de la cache supposée du trésor.
Après nombre d’essais infructueux, dont certains accomplis en compagnie de la fille du couple, il épouse cette dernière ; et, à la mort des parents de celle-ci, oubliant le trésor, entreprend de consolider l’économie de la propriété.
Ainsi accroîtra-t-il les champs de canne à sucre et fondera une rhumerie qui bientôt produira le meilleur rhum de la région, assurant leur prospérité.

C’est, après la mort de Severo et l’exil de sa veuve, leur fille Eva Fuego qui trouvera par hasard l’amoncellement d’or et de pierreries tant recherché, s’enivrant peu à peu du pouvoir qu’il lui confère, lequel la mènera à sa perte, transformant le paradis familial en une ruine semblable au navire démantibulé d’Henry Morgan.

EXTRAIT : À présent elle était devant lui, rendue au suc de son corps […]. Elle était si parfaite qu’il aurait voulu qu’elle fût en marbre pour que le temps ne passât pas sur sa peau […]. À cet instant Severo […] eut l’impression que cette femme avait inventé l’amour (pp. 77-78).

Si le thème principal de la fable est, au-delà des péripéties, celui de l’avidité qui, si on ne lui serre la bride, génère une existence qui se rabougrit sur elle-même au prix de l’essentiel pour la conduire au néant, il a aussi sous cet aspect existentiel une portée métaphorique autre.

Car si une existence peut se livrer à la quête ou la dépense sans mesure d’un trésor plutôt qu’aux activités génératrices de prospérité, il en est de même de l’économie vénézuélienne, la découverte en ce pays de la plus grande réserve de pétrole au monde ayant convaincu les gouvernements successifs de concentrer l’économie sur ce trésor (le pétrole représentant 90% des exportations et 50% du budget de l’état), au détriment d’une économie saine (dépendance totale à l’or noir, destruction de l’agriculture, non développement de l’industrie et de l’éducation).

La conséquence en est une succession de crises, dont celle d’aujourd’hui (18% de chômeurs en 2016, contraction du PIB de 30% entre 2017 et 2019, inflation à 1.370.000% en 2018, 3,3 millions de vénézuéliens émigrés depuis 2015) n’est pas la moindre.

C’est un cri que lance à ses compatriotes Miguel BONNEFOY : cri d’amour avant tout, mais aussi de détresse de voir son pays si riche en culture et potentiel économique tituber de crise en crise dans l’oubli même de ce qu’il est — n’ayant dès lors aucun moyen de pouvoir être ; ni concevoir d’avenir autrement qu’en cul-de-sac.

Ainsi Miguel BONNEFOY dote-t-il ses textes d’une épaisseur métaphorique ouvrant l’imaginaire sur une réalité à plusieurs dimensions, notamment politique.

ENTRETIEN

Nicolas Bourdais : M. Bonnefoy, l’action de vos deux romans se déroule au Venezuela. Vous qui semblez entretenir des rapports étroits avec ce pays, votre travail d’écrivain en est-il dissociable ?

Miguel Bonnefoy : Je porte mon pays dans mon cœur comme on porte un héritage. Mon travail littéraire est donc entretenu par des atavismes et des mémoires collectives, des lieux secrets et des rhizomes invisibles, mais il est également un voyage à travers les géographies de la langue et ses ramifications romanesques. Je parle du Venezuela dans mes livres pour rendre hommage à la grandeur et à la douleur d’un peuple courageux, une nation de géants et de sirènes. J’ai la faiblesse de croire qu’avec un travail artistique, littéraire ou pas, on peut exprimer le monde, au lieu de simplement le copier, et ainsi exhumer de l’oubli ceux qui élèvent une parole différente. Ainsi, mon écriture est un humble labour, une patience de semailles, une botanique de la langue et de sa structure narrative, de la fluidité du style et de l’épaisseur des personnages. Je tente, humblement, de donner une voix au silence délicat du Venezuela, mais surtout de me mettre de côté pour laisser passer, comme un torrent muet, la foule de fantômes qui peuplent son histoire.

NB : Hispanophone de culture hispanique, vous écrivez cependant en français. Quels sont les statuts de ces deux langues pour vous, et en quoi devaient-ils conduire à ce choix ?

MB : Je suis fils d’un réfugié politique chilien et d’une vénézuélienne. Après la dictature, pendant le coup d’état au Chili en 1973, mon père dut fuir Santiago pour la France. Il connut ma mère, en poste à Paris, et je naquis sur une terre qui n’appartient ni à l’un, ni à l’autre. Par un accident de l’histoire, cette langue est devenue ma langue d’écriture, ma musique et mon parlement de papier, comme si je ne voulais pas perdre ce trophée de l’exil, ce refuge secret, cette langue sauvée de nos migrations familiales, à la fois triomphe et vestige. L’espagnol, en revanche, est ma langue du cœur.

C’est la langue de mes rêves et de mes colères, de mes pensées muettes et de mes jurements. J’ai bon espoir, un jour, de pouvoir les inverser. J’aspire réussir à publier plus tard en espagnol afin de réapprendre à écrire, en quelque sorte, recommencer à zéro, et me risquer à avoir deux vies d’écrivains dans une même existence.

NB : Vous avez aussi une solide culture de la littérature française. C’est néanmoins à Flaubert que vous faites référence le plus ouvertement avec une évocation de Madame Bovary p. 94 de Sucre noir et la reprise, adaptée au prologue du Voyage d’Octavio (« Voici l’histoire du citronnier du Seigneur telle qu’on la trouve à peu près sous la plume du poète Andrès Eloy Blanco, dans les livres de mon pays », p. 9), de la célèbre dernière phrase d’un des Trois contes : Saint Julien l’Hospitalier (« Et voilà l’histoire de saint Julien l’Hospitalier, telle à peu près qu’on la trouve, sur un vitrail d’église, dans mon pays »). Que représente Flaubert pour vous ?

MB : J’ai étudié à l’université à Paris les lettres modernes françaises. Naturellement, après cinq ans de Sorbonne, sous la coupole dorée de l’académie et de l’école doctorale, les écrivains français, que ce soit avec le romantisme du XIXème ou le naturalisme, ont fini par déteindre sur mon imaginaire latino-américain. Mais je suis aussi un grand lecteur des russes et des africains, des étasuniens et des antillais. Je veux croire que mon travail est un métissage, un syncrétisme, un mariage de couleurs et de parfums, une fresque aux nombreuses influences, un creuset où viennent se fondre autant de latitudes que d’accents.

Il n’y aurait aucun intérêt à faire un clin d’œil à Flaubert, comme vous le dites si bien, sans l’épauler sur la poésie d’Andres Eloy Blanco ou celle de Gustavo Pereira. A quoi bon s’inspirer de Zola si, en complément, on ne le croise pas avec Ramos Sucre ou Uslar Pietri ? Pourquoi faire référence à Tournier, par exemple, sans le jumeler avec Nicanor Parra ? J’ai souhaité être cohérent avec moi-même, rester sincère avec mes origines, embrasser l’étrange embouchure de mon sang, et faire des livres qui puissent être à l’image du carrefour et des deltas bigarrés de mes lectures.

NB : Au-delà de l’écriture, il y a l’imaginaire dans lequel vous évoluez, riche de nombreux apports comme le réalisme magique et, principalement dans vos nouvelles, les mythes antiques. En quoi ces univers vous touchent-ils particulièrement ?

MB : Que ce soit dans le réalisme magique, ou dans la mythologie, tout est une affaire de cercles. J’aime que mes personnages soient enfermés comme une mouche dans une bouteille, les limites poreuses mais indépassables, bloqué dans une destinée faites de boucles concentriques, à la façon de Sisyphe ou d’Aureliano Buendia. Ils ne peuvent échapper à un parcours tracé. Tout est un système circulaire et oraculeux. Ceci les oblige à revenir sans cesse au point d’où ils sont partis. Incapables de rester immobiles, ils demeurent cependant au centre du territoire qui leur est assigné. On les croit condamnés, sans être condamnables.

Ils sont voués à mourir avant de naître. Et cette « existence oxymorique » est à la fois leur fortune et leur malheur. Georges Santayana écrit : « Ceux qui ne peuvent se rappeler de leur passé sont condamnés à le répéter ». Cette idée m’inspire pour créer un circuit clos, un patrimoine propre à chaque livre, qui se referme sur lui-même. C’est sans doute l’héritage le plus direct que je porte de la mythologie : celui de créer des personnages qui usent du glaive et périssent par le glaive.
Cette démarche faite d’analepses et de prolepses, de promesses tenues au lecteur, de projections dans le futur narratif de la chronologie intérieure, me permet d’encadrer le récit dans un cercle fécond qui ouvre sur d’autres univers.

Ainsi, la mythologie étant une galaxie de personnages qui s’entrecroisent, je cherche à faire des traboules de livre en livre, un jeu de ponts et de traverses, de passerelles cachées, pour composer une fresque collective, tout en gardant l’individualité de chaque roman.

NB : Par ailleurs, une des particularités de votre travail est de proposer à travers les histoires racontées une lecture métaphorique éclairant l’actualité du Venezuela. Pourquoi ce procédé ? Et en quoi ce souci de marier entre elles différentes strates participe-t-il de votre projet littéraire ?

MB : L’allégorie me semble une des formes les plus transparentes de l’expression de la réalité. Paradoxalement, le fait de passer par une fable, un conte, un récit, permet de dire parfois les choses avec davantage de clarté. Ce procédé est, de toute façon, qu’on le veuille ou non, à l’image du monde dans lequel on vit. Toutes les constructions sociales sont des récits. La religion, l’argent, la démocratie, la famille, le capitalisme, l’art : rien n’est plus puissant, plus contagieux, plus résistant qu’un récit.

Il nous permet d’infecter une idée, d’en semer une autre, de modifier des comportements, de guider des masses. Une bonne histoire est plus dangereuse qu’une armée. Tout récit est opium. Ceux qui décrètent ces histoires, ceux qui les ordonnent, gouvernent les peuples. A l’heure où nous vivons dans une époque de surconsommation, de roi-pétrole, de grandes démesures humaines, j’ai voulu raconter des histoires pour transformer l’argile de la réalité en sculpture de la fiction.

Peut-être qu’en racontant différemment le monde qui nous entoure, on peut créer de nouveaux récits. Et peut-être que ces fictions orphelines, ces architectures chimériques, bâties sur le limon de la réalité, peuvent devenir un levier plus puissant et proposer une trajectoire plus féconde.

Avec l’allégorie littéraire, je ne propose pas de solution. Je ne fais qu’exécuter la tâche qu’on réclame à l’écrivain, celle d’exprimer le monde, au lieu de le copier. Je fais ce qu’on me demande de faire : mentir pour mieux raconter la vérité. Je ne suis qu’un artisan du réel, ivre de fiction, comme un musicien est ivre de silence.

NB : Enfin, une partie du récit de Sucre noir tourne autour des efforts de Severo Bracamonte de monter une distillerie de rhum, source de prospérité. Vous-même, en consommez-vous ? Et auriez-vous un rhum ou un style de rhum préféré ?

MB : A mon sens, un des plus grands rhums du monde est le Santa Teresa Gran Reserva 1796. Par élégance, je ne dirai pas que je suis un grand buveur. Cependant, au cœur de cette bouteille, j’ai fait un jour une randonnée mystique.


BIOGRAPHIE SOMMAIRE

Né à Paris le 22 décembre 1986 (32 ans) de père romancier colombien et de mère diplomate vénézuélienne, Miguel BONNEFOY est un écrivain franco-vénézuélien.
Après avoir grandi entre la France, le Venezuela et le Portugal, il fait finalement ses études
supérieures à Paris, où il passe deux masters de lettres à la Sorbonne, consacrant un mémoire à Louis Aragon, un autre à Romain Gary.

Pendant ses études il travaille, entre autres, comme bouquiniste sur les quais de Seine avant, reparti peu après en Amérique latine, d’être libraire en Argentine, assistant d’édition à Santiago puis, à Caracas, producteur d’événements culturel pour la mairie et professeur de français à l’Alliance française.

Les premières nouvelles, restées inédites, qu’il écrit à l’époque lui valent plusieurs prix.
Son premier texte édité (Quand on enferma le labyrinthe dans le Minotaure, 2009) a été publié en Italie à l’occasion d’un quiproquo, ayant été pris pour le fils du célèbre poète français Yves BONNEFOY. Cette nouvelle n’est encore aujourd’hui disponible que dans sa traduction italienne. Il vit dorénavant à Paris.

PRIX ET DISTINCTIONS LITTÉRAIRES

n. c. – Grand Prix des Dix Mots, pour L’Anesthésie (inédit)
n. c. – Prix Princesse Tam-Tam, pour Une parcelle de femme (inédit)
2009 – Grand Prix de la nouvelle de la Sorbonne Nouvelle, pour La Maison et le Voleur
(inédit)
2013 – Prix du jeune écrivain de langue française, catégorie « auteurs francophones », pour Icare
2015 – Prix Edmée-de-La-Rochefoucauld, pour Le Voyage d’Octavio
2015 – Prix L’île aux Livres, pour Le Voyage d’Octavio
2015 – Prix Fénéon, pour Le Voyage d’Octavio
2015 – Prix de la Vocation, pour Le Voyage d’Octavio
2015 – « Mention spéciale » prix des cinq continents de la francophonie, pour Le Voyage
d’Octavio
2016 – Prix littéraire du lycée Thiers, pour Le Voyage d’Octavio
2016-2017 – Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle Île-de-France, pour Jungle
2017 – Prix littéraire de la Renaissance française, pour Sucre noir
2018 – Prix des lycéens de l’Escale du Livre de Bordeaux, pour Sucre noir

SÉLECTIONS

2012 – Sélection prix de l’inaperçu – Ignatius J. Reilly, pour Naufrages
2015 – Finaliste prix Goncourt du premier roman, pour Le Voyage d’Octavio
2017 – Finaliste prix Landerneau des lecteurs, pour Sucre noir
2017 – Finaliste du prix Femina, pour Sucre noir
2018 – Sélection prix Françoise-Sagan, pour Sucre noir
2018 – Finaliste Grand Prix du roman métis et prix du roman métis des lycéens, pour Sucre noir

BIBLIOGRAPHIE

Nouvelle

Quando il labirinto fu rinchiuso nel Minotauro. Rome : Edizione del Giano, 2009.
Naufrages. Paris : Quespire, 2012.
Icare et autres nouvelles. Paris : Buchet/Chastel, 2013.

Roman

Le Voyage d’Octavio. Paris : Rivages, 2015.
Sucre noir. Paris : Rivages, 2017.

Récit

Jungle. Paris : Paulsen, coll. « Démarches », 2016.


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