Nouveautés HSE : Le Programme des Réjouissances

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Si la plus constante marque de la sagesse, c’est une constante réjouissance¹

¹ Montaigne, Essais

Voilà 5 nouvelles expressions HSE dont la sagesse impose qu’elle vous fasse basculer vers un plaisir constant.

HSE Cuvée 2016, Rhum Blanc – 50°

HSE Cuvée 2016Une attaque riche (naphte et citron caviar) qui devient envoûtante (mangue, poivre blanc). En arrière-plan une fine trame herbacée relève l’ensemble de menthe poivrée et aquatique. Puis le corps reprend des tonalités de banane et d’anis vert, légèrement asséchant mais très agréable : une promenade dans les jardins traversés par le canal empierré et les bassins de retenue du domaine. L’on ressent ici à plein le brassage et la réduction lente, deux années durant, en cuve inox qui donnent toute sa profondeur à l’eau-de-vie.

HSE Cuvée Parcellaire n°1 (Verger & Coulon), 2016/2018 Rhum Blanc Canne d’or (R570) – 55°

HSE Parcellaire

Les grandes qualités du rhum blanc de la distillerie se trouvent ici arrondies dans un fruité fin et épicé : lime, papaye, cardamome. Le fruit est bien présent en bouche et le profil aromatique de cette toute première cuvée parcellaire et monovariétale du domaine ne cesse de se développer sur des notes d’orange sanguine, d’agrumes confits, de maracuja, de fleur de canne et de poivre blanc, donnant l’impression d’un retour à l’intérieur des terres : vers Gros-Morne et l’entrée de l’Habitation Saint-Etienne qu’il suffit de traverser pour découvrir la parcelle Verger & Coulon et ses cannes d’or rustiques mais tellement aromatiques. Ici terroir, millésime et variété se conjuguent à merveille, que révèlent encore d’avantage le brassage et la réduction lente 18 mois en cuve inox.

HSE 2007/2018 Brut de Fût de chêne américain, Rhum Extra Vieux CS 51.2°

HSE 2007/2018 Brut de Fût de chêne américain

Une entrée en matière absolument incroyable, sur le sésame et la fraise. Mais attention, il s’agit d’un rhum de patience qui ne s’offre pas tout de suite. Il a besoin d’une longue ouverture et de plusieurs semaines de repos ; mais une fois ce temps de latence observé, ce rhum n’en finit plus d’offrir ses qualités.

En bouche la symphonie continue : vernis, bourgeon de sapin : l’élevage dynamique joue ici à plein et les notes de noisette de seigle et de beurre de karité s’égrènent, bougeant les lignes… toujours mouvantes avant le retour des fruits et des céréales : fraise, grenade, et un couple aromatique seigle-sésame intense, presque historique.

HSE 2007/2018 Brut de Fût de chêne français, Rhum Extra Vieux CS 50.8°

HSE 2007/2018 Brut de Fût France

Attention, voilà en approche la deuxième bombe aromatique du moment et elle n’a pas fini de fragmenter vos moments de dégustation en instants de plaisir. Mais très vite le constat est là : si l’intensité aromatique est déflagrante, la partition est complexe, elle se joue sur de multiples lignes, avec une précision que l’on pense impossible : le moka et la bergamote s’allient au cassis et à la mûroise, donnant l’impression de se retrouver dans le chai du domaine, sa façade rythmée par les 28 arcs cintrés qui en assurent la ventilation : la chaleur du jour et la fraîcheur de la brise de terre la nuit.

A l’arrière-scène l’on découvre également le fruité subtil du raisin rouge, de la gelée de coing que contrebalance un fruité gras et luxuriant. Puis le bois de santal, le cassis et l’açaï reprennent définitivement le dessus : un voyage en terre de plaisir ponctué en finale par la mûre qui complète, avec la même séduction, ce profil d’exception tant par son intensité, sa complexité, que sa longueur.

HSE 2006/2018 Château Marquis de Terme, Rhum Extra Vieux 47°

HSE 2006/2018 Château Marquis de Terme

La complexité au nez est tellement évidente qu’elle en devient surprenante. Après trois semaines d’ouverture elle atteint sont apogée. Les strates aromatiques s’égrènent les unes après les autres à mesure que l’on déplace le verre de bas en haut puis de haut en bas : kirsch, groseille, pruneaux à l’eau-de-vie, cassis, violette à l’ancienne, marmelade d’agrumes, un boisé délicat virant sur le bois de rose.

Tout confine ici à la délicatesse et à l’ouverture d’un opéra grandiose. L’on imagine l’alambic à colonne créole en cuivre de la distillerie du Simon, ses plateaux d’épuisement élargis pour retarder le cheminement du vin en cours d’ébullition et prolonger le temps d’exposition entre la vapeur et le vésou fermenté, réduits en nombre pour laisser passer les esters les moins volatiles et produire des eaux-de-vie complexes et grasses.

Puis vient la première attaque en bouche : cerise amarena au sirop, la groseille qui confirme le nez, la trame d’un bois gras : acajou sans astringence très intégré. C’est le second mouvement qui vient un peu perturber le tout : le lierre est maintenant présent, les bois exotiques mais moins nobles, tel l’iroko -entre le bois jaune et rouge- plus asséchant et une flambée d’épices : l’on passe de la cannelle de Ceylan au boisé plus piquant, peut-être trop présent, on s’éloigne de la délicatesse exceptionnelle du nez. Le batch 2 est supérieur au nez au batch 1 c’est une évidence et il faut absolument s’emplir ne serait-ce qu’une seconde de l’infini de l’univers qu’il recouvre.

La deuxième bouche et la finale s’avèrent cependant inférieures au batch 1 dont l’équilibre et la patine de vernis végétale ne cessent de surprendre, dégustation après dégustation, et qui semblent pour l’instant insurpassés à défaut d’être un jour insurpassables tant la qualité des jus d’HSE comme celle des fûts de ce quatrième cru classé de Bordeaux sont exceptionnelles.

 

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