François Longueteau, l’agriculteur raisonné

François Longueteau

Cyrille Hugon : François, vous êtes perçu comme le plus agriculteur des producteurs de rhum, d’où vous vient cette appétence pour la culture de la canne dans la production du rhum ?

François Longueteau (le père) : Lorsque j’ai rejoint mon père en 1979, mon rôle était d’être capable de remplacer n’importe qui sur le domaine : du chauffeur de tracteur à mon père lui-même, en passant par les commerciaux ou encore le chef mécanicien de la distillerie. En 41 ans d’activité, je peux dire que j’ai occupé tous les postes. Concernant la partie canne à sucre en elle-même, nous cultivions à cette époque la canne à sucre BH, qui nous donnait d’assez mauvais résultats. Il s’agissait d’une canne à sucre très rustique, qui ne se tenait pas très droite, avec beaucoup de paille et un système de plantation pas très régulier et encore moins rigoureux (mauvaise gestion des rangs et inter-rangs).
Dès 1980, nous avons commencé à mécaniser la récolte.

Evidemment, il fallait avant cela pouvoir préparer les cultures à ce changement important ! L’une de mes premières missions a été de partir à la recherche de cannes, d’une part appropriées à la qualité du rhum agricole que l’on souhaitait et d’autre part adaptées à une mécanisation efficace.

La première qui a retenu mon attention a été la B69-566, qui comme son numéro l’indique est arrivée en Guadeloupe en 1969. Elle a été gardée pendant 10 ans en essais dans les pépinières du CTCS de Guadeloupe, pour ensuite être mise à disposition des agriculteurs, à partir de 1979. Vous l’aurez compris, il s’agit de la fameuse canne bleue ! 

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

 


Rumporter Magazine - Édition juin 2020

RUMPORTER

Édition juin 2020

Voir le sommaire

Découvrir les offres d’abonnement

 

Pas encore de commentaires

Comments are closed

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
X
Secured By miniOrange preloader