Cihuatan le premier rhum 100% Salvador sera présenté à Marseille

Cihuatan est un rhum 100% salvadorien. De la canne à sucre achetée à plus de 700 petits producteurs, jusqu’à l’embouteillage. Au delà d’être un ambassadeur du Salvador, il est en passe de devenir une fierté nationale.
Cihuatan rum
El ron cihuatan du Salvador

Sur la carte d’Amérique Centrale, ils ne manquaient plus beaucoup de pays à épingler à qui se serait lancé le défi d’avoir gouté un rhum issu de chacun.

En effet, depuis une quinzaine d’années le formidable travail de défrichage des distributeurs et des embouteilleurs, français notamment, a permis de révéler, quand ce n’est pas influencer, la plupart des productions méso- américaines. Du Nord au Sud, Mexique, Guatemala, Belize, Nicaragua, Costa Rica, Panama, toutes ces destinations rhums sont désormais disponibles sur les étagères des cavistes français. Ne manquaient plus que la République du Salvador et le Honduras.

Pour ce qui est du Salvador, la question est désormais résolue car l’arrivée de Cihuatan sur le marché français marque l’entrée du plus petit pays d’Amérique centrale dans la cour des pays exportateurs de rhum.

Cihuatan-2Mais il faut dire que ce n’était pas une évidence. La Licorera Cihuatan qui le produit est une filiale de Ingenio la Cabana, l’une des plus importantes et anciennes (1920) sociétés de production de sucre au Salvador. La famille qui est à sa tête a aussi des intérêts dans le café et le cacao. Et si elle produit désormais des quantités impressionnantes d’alcool de canne, la première distillerie ne date que de 1980, et ça ne fait qu’une quinzaine d’années qu’elle a entrepris de produire un rhum digne de ce nom.

L’arrivée d’un 8 ans et bientôt d’un 12 ans couronne donc cette démarche qui a demandé beaucoup de recherches et d’expérimentations avec le conseil de consultants de haut niveau. En effet, quand, en 2002, les frères à la tête de la société décident de se lancer dans la production d’un rhum haut gamme, ils se rendent rapidement compte de l’ampleur de la tâche.

Car pour eux, la qualité est primordiale. Leur rhum doit devenir un ambassadeur du Salvador. Il en va de relever l’image d’un pays méconnu et mal coté, qui dispose de très peu d’entreprises de transformation, alors qu’il a d’incroyables atouts pour devenir ne serait-ce qu’une destination touristique de rêve avec son climat tropical tempéré par les influences océaniques, ses plages de sable blanc et noir sur la côte pacifique, sa topologie semi-volcanique et son architecture héritée de la colonisation espagnole.fut-Cihuatan

Ils s’adjoignent donc les conseils de Luis Ayala (éditeur américain de Got Rum?) dès 2003 et leurs premiers rhums sortent de l’alambic (une colonne) en 2004. Ceux-ci sont mis immédiatement à vieillir dans des fûts de bourbon mais ils patienteront 8 ans* (2012) avant d’embouteiller leurs premiers jus, en ayant gardé le secret sur le projet tout ce temps pour ne pas être copiés et/ou devancés par leurs concurrents locaux.

Impressionnants de patience, ils attendent encore 4 ans avant d’exporter leurs premières bouteilles dont le design a été revu entre temps.

Le résultat est à découvrir demain en France sur le Rhum Fest de Marseille.

* Un 12 ans a également été embouteillé cette année mais ne sera disponible en Europe qu’au début de l’année prochaine.

 

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